Situé dans le 19e arrondissement, le parc de la butte du Chapeau-Rouge faisait
anciennement partie des vastes carrières de gypse, qui rejoignaient les Buttes-Chaumont. Il date du 19e siècle, et avait échappé aux travaux de réaménagement, après les démolitions qui survinrent
à la fin de la première guerre mondiale.
Selon la rumeur, son nom proviendrait de celui d'une guinguette, élément festif de la plaine du Pré-Saint-Gervais d'autrefois.
Large d'un peu plus de 4 hectares, ce n'est sûrement pas le plus grand parc de Paris, mais l'un des plus anciens auquel on n'a quasiment pas touché. Sa vue dégagée sur l'Est de Paris, est l'une
des principales caractéristiques du parc. Son charme unique, est animé par sa structure architecturale de style néo-classique typique des années 30. Plusieurs fontaines en cascade se succèdent,
des escaliers, des statues et de nombreux abris alimentent son paysage.
Son charme n'est malheureusement pas reconnu à sa juste valeur du fait de son manque de notoriété, aux dépends du très proche parc des Buttes-Chaumont. Les parisiens n'hésitent pas à le
délaisser, ce qui lui confère aussi un certain coté intimiste. Vous ne le verrez jamais bondé de monde. En revanche, le printemps inonde ses pelouses et ses parterres de fleurs, des massifs de
plantes, des plantes vivaces et des haies de rhododendrons jalonnent les différentes allées du parc et mènent aux trois pelouses libres d'accès, qui possèdent une forte capacité attractive dès
l'arrivée des beaux jours.
Monument en hommage aux Combattants du Maroc, Tunisie et Algérie.
La brique, matériau très utilisé par les architectes de jardins dans les années 1930, met en valeur l’ouvrage disposé en gradins où l’eau rejaillit en cascades. Un nu féminin en pierre du sculpteur Raymond Couvègnes domine l’ensemble. Cette oeuvre, dont le néo-classicisme répond au style du parc, fut commandée pour l’exposition internationale de 1937. Entourée de vingt-quatre trophées en staff blanc symbolisant Paris et les Arts, elle décorait alors la porte du boulevard Delessert, d’où le titre sous lequel elle est parfois mentionnée : L’Accueil de Paris.